PAROLES avec TRADUCTIONS

Traductions par Louise Kiffer

 

MEG ATCHKIS ARTSUNK

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

 

Még atchkis artsunk, Még achkis jebid

Tche kidém intché gadarvum

Isk  méguél hangarts, achkéres letsvats

Sirds é lalis, latsagumats

 

Még ouzoumem, andatar xosél

Yérkéris ét, anguist ardasvél              

Isk méguél angarts kari bés lerum

Tché kidém intché gadarvum

 

Ayn dexur bayits, orérén antsél

Micht im serdumés im anguin 

akh im hokou métch, micht dou menatsél

varr houchérr toghél tangaguin

 

Még ouzoumem, andatar xosél

Yérkéris ét, anguist ardasvél             

Isk méguél angarts kari bés lerum

Tché kidém intché gadarvum

 

 

UNE LARME DANS MON ŒIL 

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

 

 

Une larme dans mon œil, un sourire dans l’autre,

Je ne sais pas ce qui se passe.

Mais soudain, tout à coup, mes yeux se remplissent,

C’est mon cœur qui pleure, inconsolable.

 

D'un côté je voudrais parler sans cesse

Epancher tranquillement mon chagrin par mes chansons

Mais soudain tout à coup,  je deviens silencieuse comme une pierre ,

Je ne sais pas ce qui se passe.

 

Dans ces tristes moments des jours passés,

Tu as toujours été dans mon cœur, inestimable,

Ah ! dans mon âme tu es toujours resté,

Tu as laissé de précieux souvenirs brûlants

 

D'un côté je voudrais parler sans cesse

Epancher tranquillement mon chagrin par mes chansons

Mais soudain tout à coup,  je deviens silencieuse comme une pierre ,

Je ne sais pas ce qui se passe.

 

YEREVAN

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

 

 

Hayastani mitchin, ararati péchin

Patsvélés im yerevan, Vortch hayoutian du orran

Ays achkhari mitchin, Lav karaknér chat gan

Miayn du és serdis métch, Houchér toghél tangagin

 

hima hervits garodov, yerkumém yes ko massin

serdis yerke houysérov, togh badmém yés achkharin

garodém ko chénkérin, du karaknés im serdi                            

micht guedsektém débi kéz, yerevan

 

yété keznits héranam, darinérov yéd tche gam

imatsir vor havidian, kéz gue hichém yerevan           

Achkhare togh imana,Haye vordégh el mena

Hayéri mayr karake, Yerevane gue mena

EREVAN

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

      

Au sein de l’Arménie, au pied de l’Ararat,

Tu t’es ouvert, mon Erevan, toi berceau du peuple arménien vivant.
Dans ce monde, il y a tant de belles villes,

Mais toi seul dans mon cœur as laissé de précieux souvenirs.

 

Maintenant, avec la nostalgie de ceux qui sont au loin, je te chante

Le chant de mon cœur plein d’espoir, je veux raconter au monde

Que je m’ennuie de tes maisons, c’est toi la ville de mon cœur,

Je me tourne toujours vers toi, Erevan.

 

Si je m’éloigne de toi, et ne reviens pas pendant des années,

Sache qu’éternellement, je me souviens de toi, Erevan,

Que le monde entier sache, que l’Arménien où qu’il soit,

La ville mère des Arméniens sera toujours Erevan.

MORANAL

(V.Nazarian)

 

 MOranal, moranal, amen intch moranal

Ays tandjokh ays djenchogh tsavits         

Ays giankits andjanatchéli

Moranal ou votch intch tché hichél

 

kar ou pouchén, ketsél baghtis djampin

gakhardankén gargatél im bartsin                      

vor mén-menag, menam ays birt guiankum

vor tché hasni, terdoundjes kéz guiankum

 

tché sirél, tché sirél, moranal amen ban

mi varguian guiankits héranal                    

dandjokh tsavérum karanal

votch intch tchapsosél ou héranal

 

OUBLIER  

(V.Nazarian)

  Oublier, oublier, tout oublier

De cette douloureuse, de cette brûlante peine,

De cette vie inconnue,

Oublier et ne plus rien se rappeler.

 

Pierres et épines ont été jetées sur  le chemin de mon destin,

Le sort a été jeté sur mon  oreiller,

Pour  que je reste toute seule, seule dans cette dure vie,

Pour que jamais de ma vie mes plaintes ne parviennent jusqu’à toi.

 

Ne pas aimer, ne pas aimer, oublier toute chose,

S’éloigner une minute de cette vie,

S’endurcir contre les peines douloureuses,

Ne rien regretter et s’éloigner.

 

HARPELEM

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

 

 

Khemélém yés hazar bajak

Haygagan aréni guini               

Ayrumé dzarave dajan

Yérani té varnél lini

Létsounén serpazan guinov

Yérkéres yérazoun ou khént                    

Yérkéres abrumén kéz nov

Ou chentchoum harpoumém kéz héd

 

Harpélém yés haygagan guinov

Sév kharori anarat guinov                    

Mér haygagan arévi bouyrov

Aghtchignéri nazéli barov

 

Kichére, dzeméré drsum

Bayts var aréve im hokum                   

Khemumém haygagan guinin

Vor ays guichérnél choud antsni

Guinovém arévi guinov

Khemélém haygagan guini       

Ayrumé dzarave dajan

Anzorén déghére keni

JE SUIS IVRE 

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

 

 

J'ai bu mille coupes

De vin d’Aréni arménien.

La soif cruelle brûle,

Si seulement elle s’étanchait !

Ils sont pleins de vin sacré

Mes chants rêveurs et fous

Mes chants vivent avec toi

Et je m’enivre avec toi

 

Je suis ivre de vin arménien

Du vin de raisin noir sans tache,

Au parfum de notre soleil d’Arménie

Avec les danses charmantes des jeunes filles.

 

La nuit est froide, voilà l’hiver,

Mais le soleil brille en mon âme

Je bois le vin arménien

Pour que cette nuit passe vite.

 

Je suis ivre du vin du soleil

Je bois du vin arménien

la soif cruelle brûle

ce vin est un somnifère inefficace

 

 

GUICHERNER

(V.Nazarian)

 

Gakhartagan mi chexta yérgengum

Itchnoumé vorbés irigoun

Oghaguélov arstghére még mégou

Badmélov sér yév mioutiun

Mégue chechoukov gantchumér gamats

Mégunim hokin dandjoum hamar

Gue moranam hampiuenére antsadz 

mi yék gue yérkem tzés hamar             

Guichernér, im siroveganér

Guichernér, gue linénk menk micht miassin

Gue badmék arar achkharin im massin          

Guichernér, menatsék indz éd miassin

 

Kayloumém pghosnérov andsnanot

Sirdes letsvoumé djérm sirov

Chourdjes siraharnérén an bajan

Micht irar ét bays yév bajan

Im guiankum mi nourp mechouchér badél

Vorbés baydzar kicherva payl                             

Im hokin dzovérum ays andzanot

Ménavor molor mi navak

 

Guichernér, im siroveganér

Guichernér, gue linénk menk micht miassin

Gue badmék arar achkharin im massin         

Guichernér, menatsék indz éd miassin

 

 

LES NUITS

(V.Nazarian)

 

Une chaîne magique

descend du ciel comme la nuit

raccordant les étoiles les unes aux autres

racontant amour et union.

  Quelqu’un dans un murmure appelait doucement

Pour la souffrance de l’âme d’un autre

J’oublie les baisers passés

Je chante une chanson pour vous.

 

O nuits mes bien-aimées

O nuits nous serons toujours ensemble

Vous parlez de moi au monde entier

O nuits restez ensemble avec moi !

 

Je marche dans les rues inconnues

Le cœur rempli d’un amour ardent

Entourée d’amoureux inséparables

Toujours ensemble, mais pourtant séparés

  Dans ma vie une fine brume m’entoure

Comme un rayon nocturne resplendissant

Mon âme dans ces mers inconnues

est un navire errant solitaire.

 

O nuits mes bien-aimées

O nuits nous serons toujours ensemble

Vous parlez de moi au monde entier

O nuits restez ensemble avec moi !

 

 

MAYRIG  

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

 

Mi lats mi tatsir, mayr ko atchkére

Mi dekhlir dou, mayr im kenkouch  

Dou chad és dandjvél, vad orér tésél    

Mayr mi dandjvir, dou aysou hét

 

Dou pahl és méz, senél paypayél

Tsankatsél amén ayn, barikn achkhari

Guianket nevirélés, méz anouche mayrig   

Mer serdumés micht, kenkouch mayrig

 

Dou pétké menas, guiankum vortch ou lav

Tchichni atchkérit, votch mi vicht ou stav    

Ko guianke zour, tchi antsél mayrik      

Dou g’abrés micht, g’abrés havitian

 

MAMAN

(C.Aprahamian/V.Nazarian)

 

Ne pleure pas, ne mouille pas tes yeux, maman,

Ne sois pas triste, ma tendre mère,

Tu as beaucoup souffert, vu des mauvais jours,

Mère, ne souffre pas avec cela.

 

Tu nous as élevés, tu nous as choyés,

Souhaitant à chacun la bonté du monde,

Tu nous as fait don de ta vie, ô douce maman

Tu es toujours dans nos cœurs, tendre maman.

 

Tu dois rester dans la vie, vivante et en forme,

Qu’il n’y ait dans tes yeux ni chagrin ni souffrance,

Ta vie n’a pas été vaine, maman,

Tu vivras toujours, tu vivras éternellement.

 

BER INDZ VARTERE

(V.Nazarian)

 

Ko achkéri hédém, haverj zéroutsél

khaghtser houchérové, im sirde letsvél

akh avakh tchém garogh, ayrétsir ko sirov

Ari hampiurvénk serdov, mitchév aravot          

 

Ber indz vadére indz togh ko sére

Hampiurnérov sirdes chohir         

Indz dour ko sére

 

Ko var hayaskovés dou indz hmayél

Anguérts khostumnérov im sirde guérél       

Ays baydzar kichérov ari indzmod sirov                 

Vor hampiurvénk ménk serdov mintchév aravot

 

APPORTES-MOI LES ROSES

(V.Nazarian)

 

Avec tes yeux je suis  en train de parler sans cesse,

De doux souvenirs mon cœur se remplit.

Ah ! Hélas, je suis impuissante, tu m’as enflammée avec ton amour Viens embrassons-nous de tout cœur, jusqu’au petit matin.

 

Apporte-moi les roses,

Laisse-moi ton amour

Cajole mon cœur par des baisers

Donne-moi ton amour !

 

Tu m’as enchantée par ton regard ardent

Pour chatouiller mon cœur de tes sincères promesses

Par cette nuit rayonnante viens près de moi amoureusement

Et embrassons-nous de tout cœur jusqu’au matin !

 

 

ETCHMIADZIN

(V.Nazarian)

 

 

Mér hayastan achkhari métch

Bardéznéri al varti bés

Badsvélés dou araratyan datchti métch

Ko vankérov gantchum és micht méz        

Yergenki dag bads tangaran

Hayi hamar xaghagh orran

Vagharchapat archakounyads nestavayr   

Azgis hamar dardzar serbavayr 

 

Etchmiadzin kéz amar

Sirts ou hokis kéz guedam

Ko amén  vanki hamar

Ambortch guiankes yés guedam

Etchmiadzin mér karak

Dou hokévor tjémaran

Ménk él kandsnénk gue guenank

Dou gue menas havityan

 

  Yot gouysérov ko nahatak

Louysov chorakat én tardzadz

Amén hayi sirtn és medadz im karak

Mér tagavor papéri karak                             

Chat guerivnér és tu tésél

Brnakali dém paykarél

Minchév ores kangoun és dou louysérov         

Havérj kaprés dou micht yerkérov   

 

  REFRAIN

Ko mayr ator yékérétsin

Dounn é hayotds mér achkhari

Méz devélés houys ou havat mer karak         

Our él linénk ko kirke guegank

Amen mi hay kristonya

Biti keznov hbardana

Ov tchi guenkvél kéznov biti hayana

Govked ani kéznov pardzéna                  

 

ETCHMIADZIN

(V.Nazarian)

 

 

Notre Arménie dans le monde

Comme la rose rouge vif des jardins,

Tu t’es ouverte dans les champs de l’Ararat,

Avec tes monastères qui nous appellent sans cesse

 

Musée à ciel ouvert,

Berceau paisible pour les Arméniens

Vagharchapat tu es la terre des Archakounyads

Pour mon peuple tu es devenu un lieu saint

 

Etchmiadzine pour toi

Je te donne  mon cœur et mon âme

Pour tous tes monastères

Moi je donne toute ma vie

Etchmiadzine notre ville

Académie spirituelle,

Nous passerons, nous partirons un jour,

Toi tu resteras éternellement immortelle.

 

Avec tes sept vierges martyres,

Transformées en sculptures de lumière

Tu es entrée dans le cœur de tous les Arméniens, ma ville,

La ville de nos ancêtres royaux.

Tu as vu beaucoup de combats,

Tu as lutté contre la capture,

Jusqu’à ce jour tu te dresses enluminée

Tu vis à jamais avec des chants.

 

REFRAIN

 

Ton église, saint siège

Est la demeure de notre monde d’arméniens ;

Tu nous a donné espoir et foi, ô notre ville ;

Où que nous soyons nous venons en ton sein.

 Chaque Arménien chrétien

Va être fier de toi

Quiconque n’a pas été baptisé avec toi va s’arméniser

Il célèbrera et sera fier de tes louanges.

 

BARDEZI ZARTER   

(V.Nazarian)

       

Bardézi zartér, mékhagnér varté

Bayts im serdi metch, hasmigné basvél

             

tché guidém toghném

toghném vor dzargués

té boguém daném

kéz mer doun daném

 

aréve  burum, dzarirgné jebtum 

isk indz im dzargui, jebidné guérum   

 

badsvélén vartér, chouchane mekhagnér     

serdis hasmigue, dértchi taramél  

 

ORNEMENTS DE JARDIN  

(V.Nazarian)

Ornements de jardin, œillets, roses,

Mais dans mon cœur, le jasmin s’est ouvert

 

Je ne sais si je dois attendre,

Attendre que tu fleurisses,

Ou si je te cueille et t’emmène,

Si je t’emmène chez nous.

 

Le soleil flambe, la fleur sourit  

Mais seule ma fleur à moi, garde son sourire

Les roses se sont ouvertes, le lys les œillets

Le jasmin de mon cœur n’est pas encore fané.

 

 

OUZOUMEM

(V.Nazarian)

 

Ouzoumém kéz hét, yérékhanéri, doun douniguibés

Ouzoumém kéz hét, tchapa hasnéli, 

sér sérik khakhal            

Ouzoumém choyél, gamél barzabés,tégous hents haynbés

Ko mérm hampiurit, tsenorvartz doral

Ko mérm hampiurit, khéntatsads jebtal

 

ouzoumém chepvél, ko nourp malmenin

amén masnikin, yév hadik-hadik

khenti bés sirél “yév hents guergoumes”

sirél ou sirvél

 

ouzoumém yésél, sirahari bés, an vértch yérazél

ouzoumém yésél darditse spasél, dandjvél darapél

ouzoumém hangarts haytnevélout bés

metckéres asél ou batsadrvél

khosél ou khosél , metkéres asel, sirél ou sirvél

 

JE VEUX

(V.Nazarian)

 

Je veux avec toi jouer à des jeux d’enfants

Je veux avec toi, outre mesure, jouer à s’aimer,

Je veux te cajoler, ou tout simplement, comme ça

A ton doux baiser qui me fait frissonner

A ton doux baiser, sourire affolée.

 

Je veux me blottir, me frotter, à ton corps doux

A toutes les parcelles, et petit à petit,

T’aimer comme une folle, et sitôt que tu me serres,

Aimer et être aimée.

 

Je veux moi aussi, comme une amoureuse, rêver sans fin,

Je veux moi aussi attendre ma peine, souffrir être torturée

Je veux  soudain dès ton apparition

Te dire mes pensées et m’expliquer

Parler et parler, dire mes pensées, aimer et être aimée.

 

 

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